DOUZE REGARDS SUR LE CHRIST

COURS DU SOIR

- jeudi 20.30 h. – 21.30 h.
- du 17 février 2011 au 9 juin 2011
- Auditoire, 2e étage
- Frais de participation : 65 euros
- Inscription sur place
Cours Audio
Calendrier
- 17 février
Les Évangiles : 4 regards différents sur un seul visage divin — Pascal - 24 février
La vision grandiose de Paul — Spinoza - 3 mars
Les négations de la divinité du Christ — Rousseau - 10 mars
Nicée – Constantinople (325-381) — Kant - 17 mars
Chalcédoine (451) : une personne en deux natures — Lessing - 24 mars
Maxime le Confesseur (580-662) — Hegel - 31 mars
La Querelle des Icônes — Newman - 7 avril
Thomas d’Aquin (1224-1274) — Kierkegaard - 5 mai
Le Christ caché sous son contraire, selon Luther (1483-1546) — Dostoïevski - 12 mai
Rahner (1904-1984) : Qu’est-ce que l’homme, pour que Dieu puisse s’y incarner ? — Nietzsche - 19 mai
Balthasar (1905-1988) : Christ descendit aux enfers ! — Soloviev - 26 mai
Conclusion 1. L’adoption filiale : nous sommes fils dans le Fils Unique… — Bergson - 9 juin
Conclusion 2. … Sauvés par Lui et divinisés en Lui par l’Esprit — Teilhard de Chardin
Sujet
Comme il y a trois ans, nous donnerons les grandes leçons que comporte tout traité de christologie. Une NOUVEAUTé sera cependant introduite cette fois-ci : les dix dernières minutes de chaque cours seront consacrées à l’évocation du visage du Christ tel qu’un grand penseur de l’époque moderne, depuis Pascal jusqu’à Teilhard, l’aura saisi et exprimé à travers sa foi, son art, sa philosophie, exaltant un trait, minimisant un autre, etc. Treize portraits contrastés donc, en plus du cours classique : chaque portrait sera résumé sur une feuille distribuée au début de l’heure. Un débat suivra pour ceux qui le désirent.
Christologie
Quatre Évangiles, plutôt qu’un seul, nous font pressentir la richesse de l’Homme-Dieu : rabbi enseignant (Mt), leader plein de force (Mc), homme de prière (Lc), intime du Père ( Jn). Saint Paul, quant à lui, n’a pas connu le Christ selon la chair, mais il a vu le Ressuscité. Son expérience unique lui permet d’élaborer une vision grandiose, cosmique même, où nous sommes dans le Christ, comme le Christ est en nous.
Très tôt après la première prédication évangélique, se sont élaborées des théories qui doutaient de la divinité du Christ : hérésies multiformes aux noms étranges, qui ont encore cours aujourd’hui à notre insu. Comment l’Église a-t-elle défendu la profondeur de la vérité du Christ ? D’importants conciles se sont réunis pour formuler la foi authentique : admis par les différentes Églises chrétiennes, ils constituent encore notre assise oecuménique d’aujourd’hui.
Se poseront ensuite quelques questions-limites: Maxime le Confesseur méditera l’agonie du Christ ; la lutte contre les iconoclastes sera l’occasion d’élaborer une réflexion sur « le Christ, image de Dieu » (2 Co 4,4).
La Somme Théologique de Thomas d’Aquin répond à toutes les questions imaginables, avec les mots de la Tradition. Cette construction majestueuse contraste avec la vision tourmentée de Luther qui se demande comment il est possible que le Christ soit « fait péché » pour nous, selon la formule ramassée de saint Paul (2 Co 5,21).
Deux géants du 20ème s., Rahner et Balthasar, nous montreront qu’aujourd’hui encore, les traits du Christ peuvent être dépeints, sans infidélité pourtant, de façon fort diverse. Rahner pose surtout sa question en termes anthropologiques, tandis que Balthasar s’interroge comme du sein même de Dieu.
Ce parcours historique s’achèvera sur une partie conclusive plus systématique. « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu », selon la formule d’Irénée de Lyon († en 202). Encore faut-il bien comprendre ce projet de divinisation que le Père réalise pour nous en son Fils par l’Esprit.
Nouveauté
Évoquons rapidement les treize penseurs, croyants ou non, à qui nous donnerons ensuite la parole : pour Pascal, le Christ est à l’agonie jusqu’à la fin du monde ; Spinoza voit en lui le Summus Philosophus tandis que Rousseau le compare sans cesse à Socrate et le juge supérieur. Pour Kant, le Christ est le modèle de l’humanité agréable à Dieu ; Lessing admire l’éducateur et le moraliste, tandis que Hegel a trouvé dans la croix la clé de voûte de l’histoire de la pensée. Newman vénère l’ami mystique qui accomplit l’humanité de ses amis, et Kierkegaard saisit en Lui l’Instant dont il devient le contemporain. Dostoïevski ne connaît « rien de plus beau, de plus profond, de plus parfait que le Christ », alors que Nietzsche dresse face à Lui son Antéchrist. Pour Soloviev, « la chair du Christ est la substance divine de l’Église » et le juif Bergson dira : « L’Évangile est ma vraie patrie spirituelle ». Teilhard n’hésite pas à évoquer le Christ comme le « Milieu divin ».
Une feuille de route sera distribuée à chaque séance (plan du cours + portrait) ; un syllabus, plus complet que le cours oral, sera disponible dès le début.
(2 ECTS) : Valeur attribuée en termes de crédits européens (European Credidt Transfer System)
| Fichier attaché | Taille |
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| 12regards-du-christ_B-Pottier.pdf | 319.39 Ko |
