JUIF ET CHRÉTIEN EN DIALOGUE sur la Bible et l’aujourd’hui

Enseignants
Vue semestre 1
ANNÉE 1: 2010-2011
Premier Semestre
LA GLOIRE DE LA CHARITÉ

 

COURS DU SOIR

Juif et Chretien
  • jeudi 20.30 h. – 21.30 h.
  • du 30 septembre 2010 au 20 janvier 2011
  • Auditoire, 2e étage
  • Entrée parking : rue P. Eudore Devroye
  • Frais de participation : 65 euros
  • Inscription sur place

 

 

 

Calendrier

  • 30 septembre
    Introduction au dialogue: enjeux et objectifs
  • 7 octobre
    Universel et particulier 1: perspective globale
  • 14 octobre
    Universel et particulier 2: traduction dans les lois
  • 21 octobre
    Questions et débat
  • 28 octobre
    Lien avec la terre: terre promise, terre sainte ?
  • 11 novembre
    Relation au pouvoir
  • 25 novembre
    Face à la violence
  • 2 décembre
    Questions et débat
  • 9 décembre
    Réflexion biblique: les os desséchés (Ez 37)
  • 16 décembre
    Réflexion biblique: le livre de Jonas
  • 13 janvier
    Réflexion biblique: question de la fraternité (livre de la Genèse)
  • 20 janvier
    Questions et débat. Conclusion

 

Sujet

Nous voudrions, cette année, reprendre le dialogue inauguré il y a trois ans entre un rabbin et un théologien. Nous avions présenté chacun des thèmes issus de notre tradition propre, tout en faisant place à l’autre. À présent, nous nous proposons d’étudier ensemble des thématiques communes (universelle, politique, biblique).

Parce que les sujets traités nous intéressent tous, nous comptons chacun apporter notre contribution à l’oeuvre commune, en laissant aussi la place aux questions des participants, dont la collaboration est importante.

Quels thèmes pensons-nous traiter ?

L’Universel et le particulier

On parle beaucoup dans notre monde occidental, d’interculturel, d’interreligieux, d’interconvictionnel, de façon à favoriser un « vivre ensemble », voire un universel humain tout en conservant nos propres valeurs reconnues et respectées par les autres confessions comme par les institutions ou particuliers non-confessionnels, afin de découvrir un « minimum humain », fondement d’une convivence réelle.

Nous croyons que nous pouvons vivre ensemble avec nos différences, mais seulement si nous le décidons. Pour cela, nous avons à nous accorder sur des valeurs universelles, grâce à un dialogue soutenu, une saine autocritique et la volonté d’accueillir l’autre et d’être accueilli par lui.

Notre prétention à l’universel prend des colorations différentes dans les trois religions monothéistes et dans l’agnosticisme. L’Islam adopte un universel créationnel prolifique, le chrétien un universel centrifuge symbolique, le Juif une visée universaliste
centripète et messianique.

Comment faire pour exister et agir ensemble sans se contenter d’une tolérance polie nonperformante, tout en nous appuyant sur notre tradition propre ?

La terre, le pouvoir, la violence

Nous projetons alors de considérer trois domaines dans les quels les tensions peuvent être adoucies : qui possède la terre, qui la gère et comment ? Quelle situation pour l’habitant, comme pour l’immigré et le S.D.F. ? – Qui exerce le pouvoir et qui l’accapare, et au nom de quoi ? – La violence qui sévit entre individus, partis et nations, mais aussi en nous, ne génère-t-elle pas toujours l’injustice ?

Les fondements bibliques

Nous voudrions enfin parler de nos sources communes, la Bible, pour déceler ce que notre tradition interprétative nous propose comme perspectives majeures. Des figures ou des situations bibliques fournissent un point de départ pour réfléchir et orienter nos efforts. Il s’agirait de la réanimation des ossements desséchés (Ezéchiel 37), - du prophète Jonas envoyé par Dieu pour « convertir » les Ninivites, et qui refuse, puis se fâche devant un succès inattendu, - enfin de la quête de la fraternité dans le livre de la Genèse, de Caïn et Abel à Joseph et ses frères, en passant par Esaü et Jacob.

Bref, nous nous interrogerons franchement sur les valeurs à mettre ou à renforcer dans notre existence quotidienne, sur lesquelles pourraient s’entendre tous nos frères humains.

Après chaque thème développé sur trois soirées, une quatrième serait ouverte aux questions et réponses dans un débat public.


(2 ECTS) : Valeur attribuée en termes de crédits européens (European Credidt Transfer System)

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